Et si nous pouvions influencer la façon dont le café est commercialisé ?
Tout le monde est fou de café, tout le monde a une idée sur ce qu’il faut boire et comment boire son café préféré. Examinons l’industrie du café à partir de travaux actuellement réalisés au Kenya avec des ONG et des entreprises locales. Selon Coffee Industry 4.0, tous les systèmes sont interconnectés pour le bénéfice du client.

Cependant, on a tendance à considérer le café comme la matière première et à oublier qu’il y a des gens derrière les matières premières : les cultivateurs.

Lorsque nous parlons de notre café préféré, nous pensons généralement au café italien ou suisse. En effet, les pays suivants exportent le café dont la valeur en dollars est la plus élevée : L’Allemagne (n° 3 mondial), la Suisse (n° 4), l’Italie (n° 6) et la France (n° 7), même s’ils ne cultivent pas de café. Il s’agit d’une industrie de grande valeur. En fait, plus d’un milliard de dollars ont été investis en 2018 dans des start-ups liées au café aux États-Unis. Il suffit de 6 à 7 g de café pour faire un espresso qui sera vendu entre 2 et 6 dollars. Une estimation approximative montre qu’un kilo de café peut rapporter 500 dollars.
En revanche, un petit producteur (qui représente 60 % des caféiculteurs) devra vendre les cerises à moins d’un dollar par kilo. Il est clair qu’il y a un certain manque d’équilibre dans la chaîne de valeur.
À ce stade, les gens disent généralement que c’est la raison pour laquelle nous avons du café issu du commerce équitable, sauf que les petits exploitants ne peuvent pas se permettre de s’engager dans cette voie et d’obtenir le certificat de commerce équitable.
Un bon exemple est ce qui s’est réellement passé au Danemark, où la plus grande coopérative, COOP, a mis en place une installation de traitement du café au Kenya pour couper tous les intermédiaires.
TOP (Technology of Peace) parle de changer l’ensemble du système en reliant les points, en mettant en place cet écosystème qui apporte de la valeur au processus. Dans cet écosystème, vous avez les agriculteurs, qui travaillent dur pour faire pousser les plants de café. Il y a aussi des ONG qui aident les agriculteurs en matière d’éducation au développement durable (EDD) et qui les aident à cultiver du café biologique et à pratiquer une agriculture mixte (permaculture).
Par exemple, grâce à un engrais organique qui peut être fabriqué localement, certains agriculteurs ont pu planter 200 arbres qui ont donné 300 à 4 000 kg de café en trois ans.
Il existe également une société informatique (GoIP), qui est un partenaire TOP, qui a développé la plateforme NERVE pour mettre en relation les agriculteurs avec des partenaires pertinents (par exemple des agronomes) et des acheteurs.
Les agriculteurs passent d’une situation de besoin/victime à une situation de leader où ils ont leur mot à dire.
Grâce à la collaboration entre TOP, GoIP et GDE, nous établissons les règles pour chaque acteur, le type de valeur qu’il doit obtenir. Les données de chaque acteur sont recueillies par le système afin qu’il soit possible de répondre à la demande d’une société suédoise à une usine de café kenyane :
“Nous voulons acheter du café biologique à des agriculteurs qui donnent un salaire décent aux femmes”
Imaginez qu’à côté de votre tasse de café, il y ait un code-barres vous livrant la traçabilité du café (de #farm à #cup) pour que vous sachiez qu’en achetant ce café, par exemple, vous contribuez au SDG1 (pas de pauvreté), SDG5 (égalité des sexes), SDG 10 (réduction des inégalités) et SDG13 (action pour le climat).

 

A propos de TOP:

TOP Global est le distributeur de GDE au Kenya et en Israël.

Eyal Bloch et Philippe Scheimann ont lancé TOP Global en 2014 et TOP Kenya a démarré deux ans plus tard en coopération avec 6 ONG et entreprises (Elimu TV, KWEN, RODI, SCOPE, Shofar, YARD) qui ont suivi une formation sur l’éducation au développement durable (EDD). En 2017 et en 2018, TOP a organisé plusieurs cours “Connectivité et leadership” pour les entrepreneurs sociaux affiliés à TOP Kenya, combinant l’EDD, la technologie open source et la permaculture.

TOP est conçu et développé comme une initiative sociale et commerciale, une plateforme de cycle de croissance avec un réseau animé de personnes, d’ONG et d’entreprises s’entraidant dans le domaine du développement durable. 
TOP vise à partager les conditions et les outils appropriés pour créer une communauté de personnes, d’entreprises et d’organisations, où elles participent à un écosystème de partage de connaissances, d’outils, de ressources, d’énergie et d’inspiration, et coopèrent pour se construire et se développer bien au-delà de leurs capacités individuelles.

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